Vendredi 26 juin 2009


Communiqué de presse :



Lors de son conseil national des 20 et 21 juin 2009, le Mouvement des Jeunes Socialistes a adopté une résolution intitulée « Mettons fin aux divisions de la gauche : Rose, rouge, vert, c’est majoritaire ! ».

Le MJS considère que les élections européennes ont montré que « les sociaux-démocrates n’ont pas su incarner une alternative transformatrice face à la droite ». « L’avenir de la famille socialiste se situe ainsi à gauche. Le sursaut est plus que jamais indispensable, au risque de disparaître et de permettre à la droite de mener sa politique néolibérale durant des décennies. »

C’est pour cela que « Le MJS assumera son rôle. Nous refusons que notre génération soit celle du renoncement face au sombre avenir qui nous attend. L’ensemble de la gauche, politique, syndicale, associative, doit être réunie d’urgence pour discuter de l’orientation à mettre en œuvre pour construire un modèle alternatif au néolibéralisme. Partout, à l’échelle nationale comme au sein des fédérations, nous prendrons l’initiative de lancer des états-généraux, des assises, autour du projet à édifier. »

« Ce processus de rassemblement ne pourra réussir que s’il est axé sur une dynamique politique forte, loin des gadgets médiatiques et de la concurrence entre personnalités.

La feuille de route stratégique, conséquence de ce processus politique, doit être la présentation d’un front le plus uni possible pour les échéances de 2012.

Celle-ci doit avoir comme objectif d’aboutir à des candidatures uniques de toute la gauche aux législatives, comme à la présidentielle.

Parce que nous ne pouvons pas construire l’unité au niveau national avec nos partenaires sans la faire au niveau régional, la stratégie nationale des socialistes dans toutes les régions doit être de constituer des listes d’union de toute la gauche, excluant de faite toute alliance avec le Modem. »

Par MJS57
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Vendredi 26 juin 2009


Résolution du MJS au CN du 20 et 21 juin :


  Les sociaux-démocrates, et notamment les socialistes français, ont subi le 7 juin 2009 une lourde

défaite aux élections européennes, et ce dans la grande majorité des 27 pays membres.

Partout, l’abstention a été forte, approchant les 60 % des électeurs inscrits. Les peuples

européens, en particulier les classes populaires et les jeunes, ont voulu signifier par-là leur rejet

d’une Europe perçue comme peu démocratique, libérale et insuffisamment protectrice face à la

crise économique et sociale.

  Alors que celle-ci montre l’échec du modèle néolibéral, les sociaux-démocrates n’ont pas su

incarner une alternative transformatrice face à la droite, celle-ci ayant su se donner d’elle même

une image de pragmatisme face à la crise.

Il est vrai que depuis les années 1980, dans un contexte de mondialisation des échanges et de

financiarisation, les sociaux-démocrates ont le plus souvent accompagné le néolibéralisme,

participant à l’affaiblissement de la puissance publique face aux forces du marché. Les mains

d'œuvre ont été mises en concurrence, le chômage et les bas salaires sont devenus la norme, alors

que l’Europe sociale n’a pas progressé.

  A cette explication en terme d’orientation on peut ajouter qu’en France le Parti Socialiste en tant

que tel a été sanctionné par les électeurs de gauche qui se sont déplacés, puisque ses listes sont

talonnées par celles d’Europe Ecologie. Il paye ainsi une image déplorable, accentuée

complaisamment par les médias dominants. Alors que beaucoup de nos concitoyens subissent de

plein fouet la crise, alors que les mouvements sociaux se sont multipliés dans maints secteurs, le

parti socialiste semble bien plus préoccupée par ses enjeux d’appareil, par les luttes de personnes

et les arrières pensées autour des futures ambitions. Comment en effet confier aux socialistes la

gestion de l’intérêt général, alors que l’individualisme semble la règle au sein de notre famille ?

Même s’il est indéniable que la sensibilité écologique progresse dans la société, les listes Europe

écologie ont incarné un contre-modèle crédible face aux turpitudes du Parti socialiste. Les trois

leaders écologistes, malgré leurs différences, sont apparus comme des résistants face aux attaques

de la droite contre la société.

  Néanmoins, ce scrutin règle le débat sur les alliances à gauche, puisque les listes du centre-droit

représentées du Modem ont obtenu des scores largement en-dessous des prévisions. Aussi, la

gauche, avec 46 % des voix, est largement majoritaire face à la droite. Cette dernière remporte

donc une victoire toute relative.

L’avenir de la famille socialiste se situe ainsi à gauche. Le sursaut est plus que jamais

indispensable, au risque de disparaitre et de permettre à la droite de mener sa politique

néolibérale durant des décennies.

  Le MJS assumera son rôle. Nous refusons que notre génération soit celle du renoncement face au

sombre avenir qui nous attend. L’ensemble de la gauche, politique, syndicale, associative, doit être

réunie d’urgence pour discuter de l’orientation à mettre en œuvre pour construire un modèle

alternatif au néolibéralisme. Partout, à l’échelle nationale comme au sein des fédérations,

nous prendrons l’initiative de lancer des états-généraux, des assises, autour du projet à

édifier.

  Ce processus de rassemblement ne pourra réussir que s’il est axé sur une dynamique politique

forte, loin des gadgets médiatiques et de la concurrence entre personnalités.

La feuille de route stratégique, conséquence de ce processus politique, doit être la présentation

d’un front le plus uni possible pour les échéances de 2012.

Celle-ci doit avoir comme objectif d’aboutir à des candidatures uniques de toute la gauche

aux législatives, comme à la présidentielle.

  Parce que nous ne pouvons pas construire l’unité au niveau national avec nos partenaires sans la faire au niveau régional, la stratégie nationale des socialistes dans toutes les régions doit être de constituer des listes d’union de toute la gauche, excluant de faite toute alliance avec le Modem.

  Notre responsabilité est historique, en ce temps de crise, d’où le pire comme le meilleur peut

surgir.

  Le Mouvement des Jeunes Socialistes appelle ses ainés au sursaut. Des millions de salariés et de

jeunes attendent de nous de retrouver le chemin du progrès.

 

Par MJS57
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Vendredi 19 juin 2009
Dans la rubrique album photos campagne européennes.
Par MJS57
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Vendredi 12 juin 2009

Depuis plus de 15 ans la gauche, partout en Europe, connaît des défaites politiques. Ces

défaites sont graves dans le contexte économique difficile pour des millions de salariés car

ces derniers ne voient pas poindre l'alternative politique au modèle néo-libéral

conservateur que nous connaissons depuis des années. Après chaque défaite, entre boucs

émissaires commodes et raisons extérieures tombant à point nommé, les socialistes

trouvent toujours le moyen de s'exonérer de la seule responsabilité qui compte: la leur,

leur responsabilité collective.

Après chaque défaite, les appels à la rénovation se multiplient à tel point que ce mot est

galvaudé et qu'on peut se demander si « rénovation » n'est pas le terme décrivant le

déclin d'une famille politique en train de perdre son rôle central au sein de la gauche.

Nous ne pouvons plus attendre, le contexte économique, social, environnemental et

politique, l'exige. Il ne doit plus s'agir de refonder quoi que ce soit, ou d'essayer de

recoller à nouveau les morceaux par le jeu des chaises musicales au sein d'un appareil.

Notre parti a des forces et des talents, il doit s'appuyer dessus. Mais ce qui compte avant

tout, c'est de créer une nouvelle force politique à gauche capable de nous amener vers le

progrès et d’offrir un futur à nos enfants.

Aujourd'hui, nous interpelons l'ensemble des socialistes: tous, quel que soit leur âge,

s'interrogent. Nous devons collectivement, y compris à l'intérieur du MJS répondre à des

questions fondamentales:

- Alors que 60% des électeurs ne se sont pas reconnus dans les offres politiques

posées Comment être mieux à l'écoute des attentes et des aspirations des Français, qui, à

une écrasante majorité n'ont intérêt ni à la politique du gouvernement, ni à l'évolution

actuelle de la société?

- Alors que le néo-libéralisme entretient et prospère sur la résignation Comment

définir un projet de société ambitieux reposant à la fois sur nos valeurs et notre

inventivité?

- Alors qu'en 2009 plus de Français ont participé aux manifestations qu'il n'y a eu de

votes pour le PS Comment construire une organisation politique de masse intégrant les

millions d'électeurs, qui à chaque élection votent pour les forces de gauche?

- Alors que la droite se donne les moyens de parvenir à l'hégémonie culturelle,

Comment bâtir une stratégie d'influence politique et culturelle apte à enraciner la gauche

dans la société pour la mettre en mouvement?

Les réponses à ces questions peuvent être simples, y répondre et surtout agir demande

du courage. Mais les socialistes ne sauraient les avoir à eux seuls. Le MJS prendra donc

toute sa part dans ces débats et par conséquent appelle tous les jeunes de gauche à venir

nous aider à répondre aux multiples défis de la période en faisant le choix de

l'engagement, de la construction d'une gauche unie, à l'écoute et ambitieuse.

 

Par MJS57
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Mardi 26 mai 2009
Par MJS57
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